0

Clôture définitive et changement d’adresse

Je n’ai pas pensé à l’écrire ici, mais pour désormais me suivre dans des aventures uniquement culinaires, c’est par ici :

2015-09-02 (1)

(cliquez sur le logo)

A bientôt !

Publicités
0

Le regard des autres.

tumblr_mtvzciXmGC1ro26hho1_500

Ce qu’il y a d’intéressant dans le fait de rencontrer de nouvelles personnes, c’est qu’elles ont un regard tout à fait neutre sur notre personne, et que c’est toujours une bonne façon de voir comment on est perçu par des inconnus.

Quand je suivais une thérapie de groupe, j’avais déjà été frappée de la façon dont les gens pouvaient décortiquer ma façon d’être, et à quel point le peu d’assurance que j’avais à l’époque n’était absolument pas palpable.

Un peu plus de trois ans plus tard, après avoir radicalement changé de vie, et surtout, retrouvé un caractère affirmé, à ce qu’il paraît, (le côté sergent chef ressortant clairement, donc), il m’est parfois difficile de me rendre compte de mon évolution. J’ai encore parfois l’image de cette fille complètement effrayée, incapable de s’exprimer en public, et je me dis souvent que je dois paraître hyper timide, hyper complexée, et fadasse, donc.

Sauf que, je me suis bien rendue compte que ce n’était clairement plus le cas, et que je peux même, éventuellement, paraître complètement aventurière si je n’évoque que certaines parties de ma vie.

C’est en discutant avec une personne du fait que j’ai pas mal déménagé, bougé, et vécu beaucoup de choses différentes, qu’elle m’a fait une remarque qui m’a parut très étrange « c’est donc pour ça que tu parais si à l’aise et que tu as l’air de savoir prendre les choses en main. »

Parlait-elle vraiment de moi?

Moi, la petite souris grise?

Sauf que, en y réfléchissant bien, effectivement, je ne suis plus cette p’tite chose apeurée qui n’ose pas affirmer haut et fort ses goûts et dégoûts. Il est évident que je prends toujours les choses trop à cœur, que déplaire aux gens que j’aime et à leurs proches me paraît toujours aussi effrayant, et que je n’ai pas fini de me faire des nœuds au cerveau, mais je sais vivre avec maintenant. Je sais dire non, oser, prendre des initiatives, et me foutre du regard des inconnus. Je suis devenue non pas fière de ce que je suis, mais consciente que je ne suis pas si mal.

Et c’est déjà beaucoup.

0

Du sexe, et de son « importance ».

tumblr_m62zmy2dst1rqbgb7o1_500

Souvent je dis que je vais arrêter de lire les commentaires sur facebook des articles de journaux. Voire même les commentaires en général.

Aujourd’hui, donc, en buvant mon café, bien tranquillement, après un repas agréable, mon attention a été retenue par un article de L’obs sur « coucher le premier soir » et le fait que non ça ne fait pas d’une femme une pute. (je synthétise). Sauf qu’évidemment, les commentaires n’étaient pas d’accord avec l’article.

Commentaires de tous sexes confondus bien sûr.

J’ai donc appris que si, coucher le premier soir fait de vous une salope, et surtout, ne mènera pas à une relation longue, et surtout pas à d’autres rendez-vous. (Ah? Faudrait peut être que je dise ça à quelqu’un moi. BREF.)

Ca fait des années que je suis assez perturbée par le rapport au sexe de la société. On en voit partout, des films aux livres en passant par les séries (coucou GOT et True Blood), on devrait penser qu’on est décomplexés non? Ben non.

Une femme qui couche le premier soir est toujours une salope. Une pute. Une traînée. Certainement pas la mère de vos futurs enfants, si vous êtes un homme. (parce que bien sûr, il faut avoir deux enfants, un pavillon en banlieue et un break hein).

Pour moi le sexe, faire l’amour ou juste baiser (bouh le vilain mot), c’est juste un plaisir parmi tant d’autres. Quelque chose qui peut être génial, quand c’est bien fait, dans le respect de l’autre et avec écoute, sans se prendre la tête, et sans sacraliser la chose. Ce n’est que du sexe. Rien de plus.

Du coup j’ai repensé à ce que m’a dit quelqu’un il y a quelques années, alors que j’étais en pleine rupture. J’étais très mal, c’était la première fois que je vivais quelque chose d’aussi douloureux, et j’ai eu le droit à « et dire qu’il t’as pris ta virginité. »

Oui.

Parce que je suis une femme. Et que visiblement, j’avais perdu quelque chose de sacré. Un truc qui me rendait pure. Et que je n’aurais pas du le faire avec quelqu’un qui ne resterait pas dans ma vie jusqu’à la fin.

Et pourquoi donc? Oui, j’ai attendu d’être amoureuse, mais parce que ça s’est fait comme ça. Selon les rencontres. Si j’avais perdu ma virginité à l’arrière d’une bagnole pourrie, ça n’aurait rien changé. Mon rapport au sexe aurait été sans doute le même. Chacun fait ce qu’il veut avec son corps, et c’est très bien ainsi.

J’ai vingt-huit ans, et j’ai eu un peu tous les cas possibles : une longue relation, quelques sex-friends, un coup d’un « soir », et si l’avenir est sympa, une jolie relation qui se construit. Chaque personne m’a apporté quelque chose. A chaque fois, j’ai dit non quand je n’avais pas envie, j’ai pris du plaisir, et j’en ai donné, et je n’ai jamais eu honte de ce que je faisais, ou me suis posé de questions. Les choses se sont toujours faites naturellement, parce que c’est comme ça que ça devrait se faire.

Le sexe, ça devrait être aussi simple que la bouffe. Parce que c’est aussi bon.

Oh et avant de vous quitter, je ne peux que vous conseiller d’aller voir la chaine youtube dont est issu le gif qui illustre cet article. Laci Green est une femme exceptionnelle, et elle parle intelligemment de pas mal de sujets liés au sexe, au féminisme, et à l’acceptation de son corps. C’est ici.

2

Et les arbres fleurissent…

11133760_10206438531185924_2206415851890648013_nDehors, le printemps étend sa légère cape parsemée de fleurs de cerisiers, de camélias et de tendres boutons. Si d’habitude, tout cela parle infiniment à mon âme de poète (mauvais poète, entendons-nous bien, je ne sais absolument pas écrire des sonnets convenables ou de jolies rimes), cette année encore plus, j’ai l’impression que la nature fait écho à mon âme, ou vice et versa.

J’ai le bonheur qui fleurit aux coins des lèvres. Je cultive quelque chose d’infiniment doux et fragile, comme un petit rosier que l’on vient de planter, que l’on a envie de mettre sous cloche, et de surveiller avec l’attention qu’on accorde  à un enfant malade. Alors, en vivant des instants hors du temps, je me gorge de soleil en espérant que le printemps dure, puis que vienne l’été, mais que jamais ne vienne la dureté de l’hiver.

Qu’il est difficile de vivre au jour le jour en ayant l’habitude de planifier, contrôler avec un soin maniaque les détails entiers d’une existence…

Et en même temps, que c’est agréable que de se laisser aller. De goûter le piquant de la spontanéité, et d’être surprise. Un peu comme quand l’été, les pieds dans la mer, l’on est atteint à la fois par des vagues froides et chaudes, et que le soleil nous caresse les épaules. Ce sentiment d’éternité et de liberté.

Alors, j’emmagasine. Je fais collection d’instants que je colle dans le cahier de ma mémoire. A feuilleter plus tard, en espérant que moments et souvenirs s’ajoutent, et que les pages s’accumulent jusqu’à ce qu’elles jaunissent, et que plus tard, je les contemple avec bonheur.

Je crois que le bonheur a le goût doux et rond d’un macaron à la rose. Une saveur subtile et fleurie, qui va très bien avec le printemps. Et que j’espère garder longtemps.

4

La solitude 2.0

tumblr_mm4t85Kkr81r35y2lo1_500

Ces derniers temps, j’ai discuté (virtuellement) avec plusieurs personnes de la difficulté de se faire des amis, de lier connaissance, à notre époque pourtant tellement connectée. C’est quelque chose que j’expérimente depuis des années, et qui me laisse et me laissera toujours perplexe.

Comment peut-on avoir à notre disposition tellement de moyens de s’informer, de partager, de découvrir, et être pourtant si seuls? On a beau avoir des multitudes de comptes sur des réseaux sociaux, parfois la vérité nous éclabousse, nous sommes dans notre coin, et si nous voulions, là, tout de suite, boire un café avec quelqu’un, beaucoup d’entre nous n’auraient personne.

Comment passe t-on de l’adolescence et de cette facilité à créer (et à détruire) des amitiés, pour entrer dans le monde adulte, celui où la rencontre devient aussi compliquée, pour certains du moins, que d’escalader le mont Everest? Sont-ce les films et les séries, nous présentant toujours des bandes d’amis formidables qui nous font croire que c’est anormal de ne pas être entourés? Et les gens entourés, le sont-ils vraiment? Est-ce que le téléphone répondra le jour où nous aurons besoin d’autre chose que de boire un peu trop et de faire la fête?

Peut-être est-ce là la clé de l’histoire, pour moi tout du moins, ne pas vouloir de superficialité. Je ne sais pas entretenir des amitiés moyennes, avoir des potes par dizaine pour toujours avoir quelqu’un sous le coude, et l’amitié se doit d’être aussi profonde que l’amour pour être valable à mes yeux. Je ne dis pas que c’est une façon plus valable qu’une autre mais c’est la seule que je connaisse.

Je ne peux pas me contenter de relations jetables et interchangeables, de personnes à qui je ne pourrais me montrer que sous mon meilleur jour, qui ne voudront pas supporter ce que je suis, et dont je ne pourrais pas apprécier l’entièreté. J’aime bien l’idéalisme  et l’exigence d’une de mes amies, la naïveté et le côté avocat du diable d’une autre, et leurs défauts me sont aussi chers que leurs qualités.

Au fond, ce qui me dérange dans cette société qui va si vite, c’est que nous ne prenons plus le temps de la découverte. En amour, comme en amitié, il faudrait calculer, se plier à des rituels et à des exigences, et arrêter d’être spontané. Attendre que l’autre nous réponde, parce que non, ça ne se fait pas d’être empressé et que ça peut faire fuir, se déguiser pour se vendre, s’améliorer pour paraître parfait. Nous vendons de l’image, du rêve, et oublions d’être nous-même. Et c’est tellement triste. Peut-être que oui, c’est être vulnérable que de s’ouvrir et d’être désarmé, mais à trop nous retrancher derrière d’épaisses murailles, ne perdons-nous pas au change?

Parce que trouver des personnes qui sont là pour vous dans les mauvais moments comme dans les bons, qui vous rassurent et vous aiment, qui vous font assez confiance pour tout vous dire, ça sera toujours plus important que de ne pas être seuls un samedi soir. Tant pis si mes amis se comptent sur les doigts de la main, pas besoin d’en avoir plus.

Néanmoins, la porte reste grande ouverte.

2

Petite lettre à celle que j’étais…

IMG_6874

Ces derniers jours, je me suis pas mal relue. J’ai remonté le temps, parcouru des articles écrits il y a longtemps, fait un peu de ménage là-dedans, tout en m’interdisant de supprimer certaines choses, et quelque chose d’étrange est arrivé.

Une espèce de tendresse infinie m’est venue pour la grande gamine que j’étais il y a quelques années, complètement perdue, aveuglée, et qui ne savait pas du tout, du tout ce qui l’attendait. J’ai eu envie de remonter le temps et de prendre cette grande enfant là dans mes bras, en lui disant que tout est surmontable, et que la vie réserve bien des surprises. Lui dire que bien sûr, les rivières de larmes allaient couler, mais qu’après, il y aurait le printemps.

Et finalement, je m’aperçois que toute cette souffrance était nécessaire, que les mauvais moments m’ont permis de devenir une personne dont je commence petit à petit à être fière. Pas tous les jours, pas tout le temps, et parfois, même, pas du tout. Mais j’aime bien l’adulte que je suis. Complètement perfectible, mais comme je suis « jeune » (me disent souvent des gens plus vieux que moi), j’ai toute la vie pour tenter, jour après jour de m’améliorer.

Comme si j’étais le premier jet d’un roman pas mauvais, mais qui mérite d’être retravaillé, et auquel on peut ajouter encore quelques chapitres.

C’est réconfortant de me dire que sans doute, la moi du futur lira les mots que je suis en train d’écrire, et aura le même sentiment. Qui sait ce que sera ma vie alors? Je ne peux qu’y rêver et y travailler. En regardant de temps en arrière pour me conforter dans mes choix, pour apprendre encore de mes erreurs, et pour me rappeler des bons moments.

« Les hasards de notre vie nous ressemblent »  a dit Elsa Triolet, et plus que jamais je pense que c’est vrai. Même si les hasards doivent être un peu attrapés au vol, un peu comme des papillons envoyés par le destin. Et ça tombe bien, petite, j’aimais attraper des papillons et les relâcher après.

Il est tout à fait réconfortant de se dire que le présent est tout à fait agréable, et qu’il n’est pas nécessaire d’aller puiser du réconfort dans le passé ou dans le futur. Alors merci, à moi, à elles, et aux autres.

6

American Horror story : Freak show

american-horror-story-freak-show-poster

Aujourd’hui je vais vous parler de ma dernière « claque » télévisuelle, ou plutôt de pourquoi j’ai tellement aimé cette dernière saison d’American horror story.

Pourtant, ça avait mal commencé, j’avais moyennement accroché la première fois avec le premier épisode, et puis finalement, vendredi, en mangeant avec quelqu’un je l’ai revu, et j’ai eu envie de voir la suite. (comme quoi, on garde toujours un truc positif d’un échec, mais ceci est une autre histoire, que je doute raconter.)

Cette saison se déroule donc en Amérique, dans la ville de Jupiter, durant les années cinquante. On suit le quotidien d’un freak show (un spectacle de curiosités et de monstres), et de la directrice, Elsa Mars, qui semble être la seule personne « normale » de sa troupe. Ce petit monde, régit par des règles strictes, tente de survivre et est bouleversé par l’arrivée de deux soeurs siamoises Betty et Dot.

Bien sûr les intrigues sont multiples, du clown tueur en passant par l’escroc meurtrier, mais je n’ai pas vraiment envie de vous en dévoiler plus là-dessus.

Non ce que j’ai envie de dire, c’est que cette saison m’a fait énormément réfléchir sur les apparences, sur le fait que les monstres sont rarement ceux qui paraissent l’être, et encore une fois l’hypocrisie de la société et de la bienséance est prégnante.

Le personnage qui m’a parut le plus intéressant finalement, parce que le plus torturé peut-être, c’est Elsa Mars, jouée par la géniale Jessica Lange ♥. Elsa joue un rôle. Dans la vie comme sur scène, elle n’est jamais, jamais elle-même. Au départ, on déteste son cynisme, son égoïsme, sa façon de jouer avec les gens pour en avoir ce qu’elle veut, même si on ne peut s’empêcher d’admirer sa façon de faire. Mais ensuite, petit à petit, elle se dévoile. On découvre les failles, la peur, l’amertume, et la solitude d’Elsa.

Et c’est ça qui m’a émue. Elle désire être aimée, et finalement ,c’est ce qui la pousse à vouloir réussir, à vouloir être vue, à se faire manipuler. Elsa veut exister par son public, par l’amour qu’elle va recevoir en devenant célèbre, sans se rendre compte que finalement elle a déjà de l’amour, et qu’elle est en train de le perdre.

La fin de la série est assez incroyable d’ailleurs pour ça, une jolie leçon…

Ce que j’en retiens, c’est qu’il ne sert à rien de vouloir être aimée par le plus grand nombre, de vouloir chercher des bonheurs illusoires très loin, et que souvent, l’amour est autour de nous, dans nos amis, dans nos familles (celles qu’on a, ou celles que l’on se crée), et qu’il faut savoir le reconnaître et l’apprécier.

Bon, bien sûr, la série est sanglante, le quota de morts est assez phénoménal, et il faut avoir le coeur bien accroché. Mais ce n’est pas que du sanguinolent, bien au contraire.

Et en plus il y a beaucoup de chansons de David Bowie. Que demande le peuple, franchement?