Petite lettre à celle que j’étais…

IMG_6874

Ces derniers jours, je me suis pas mal relue. J’ai remonté le temps, parcouru des articles écrits il y a longtemps, fait un peu de ménage là-dedans, tout en m’interdisant de supprimer certaines choses, et quelque chose d’étrange est arrivé.

Une espèce de tendresse infinie m’est venue pour la grande gamine que j’étais il y a quelques années, complètement perdue, aveuglée, et qui ne savait pas du tout, du tout ce qui l’attendait. J’ai eu envie de remonter le temps et de prendre cette grande enfant là dans mes bras, en lui disant que tout est surmontable, et que la vie réserve bien des surprises. Lui dire que bien sûr, les rivières de larmes allaient couler, mais qu’après, il y aurait le printemps.

Et finalement, je m’aperçois que toute cette souffrance était nécessaire, que les mauvais moments m’ont permis de devenir une personne dont je commence petit à petit à être fière. Pas tous les jours, pas tout le temps, et parfois, même, pas du tout. Mais j’aime bien l’adulte que je suis. Complètement perfectible, mais comme je suis « jeune » (me disent souvent des gens plus vieux que moi), j’ai toute la vie pour tenter, jour après jour de m’améliorer.

Comme si j’étais le premier jet d’un roman pas mauvais, mais qui mérite d’être retravaillé, et auquel on peut ajouter encore quelques chapitres.

C’est réconfortant de me dire que sans doute, la moi du futur lira les mots que je suis en train d’écrire, et aura le même sentiment. Qui sait ce que sera ma vie alors? Je ne peux qu’y rêver et y travailler. En regardant de temps en arrière pour me conforter dans mes choix, pour apprendre encore de mes erreurs, et pour me rappeler des bons moments.

« Les hasards de notre vie nous ressemblent »  a dit Elsa Triolet, et plus que jamais je pense que c’est vrai. Même si les hasards doivent être un peu attrapés au vol, un peu comme des papillons envoyés par le destin. Et ça tombe bien, petite, j’aimais attraper des papillons et les relâcher après.

Il est tout à fait réconfortant de se dire que le présent est tout à fait agréable, et qu’il n’est pas nécessaire d’aller puiser du réconfort dans le passé ou dans le futur. Alors merci, à moi, à elles, et aux autres.

2 réflexions sur “Petite lettre à celle que j’étais…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s