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Parlons d’amour.

Oh ben, oui, c’est très original en ce jour de Saint-Valentin. Jour que je fêterais très dignement avec de l’alcool, du fromage, et des films doudous.

Je suis une fille qui sait vivre, voyez-vous.

Parlons d’amour donc. J’aime les histoires d’amour qui finissent bien, je rêvasse et pleure devant certains films, j’aime aveuglément. Mais j’ai peur de l’Amour.

Une peur folle. Parlez moi d’amour et je fuis. Dites moi des choses tendres et je prends la poudre d’escampette. Dites-moi même que vous m’aimez, et vous êtes sûrs de ne pas me revoir.

Oh l’amitié, l’amour envers ma famille, tout cela, c’est mon carburant. Cela m’emplit, ça me porte. Non c’est l’Amour qui ne va pas. C’est me mettre à nu devant quelqu’un. Lui ouvrir mon cœur et lui donner une possibilité de me piétiner. Je l’ai fait une fois. Et j’ai fini écrasée, en lambeaux, ravagée. J’ai été ridicule. Je suis devenue une personne que je n’aimais pas, je me suis fait honte à moi-même parce que j’avais peur de lui lâcher la main.

Finalement, je suis mieux sans lui. Sans amertume, sans faux semblant, je me suis retrouvée. Les mois passant, ma personnalité est revenue, s’est affirmée, a grandi. Je n’ai plus eu peur de dire les choses à mes proches, plus honte de mes goûts, je suis partie à l’exploration de moi-même, me suis dépassée.

La ballerine que je suis (psychologiquement seulement) avance sur un fil, fragile, doucement, mais elle sait qu’elle ne tombera pas.

L’amour m’apparaît maintenant comme la chose susceptible de me faire tomber. Et pourtant, je rêve de tendresse, de mots chuchotés, de repas partagés, de fous et rires et d’embrassades, d’étreintes et de soupirs. Je veux frissonner, je veux donner, je veux être aimée pour ce que je suis, donner l’entièreté de mon être sans me perdre.

Et j’ai peur. Peur d’avoir muré mon cœur, de m’être tellement barricadée qu’il me sera impossible d’y arriver de nouveau.

Et puis je contemple les gens que j’aime, et je me dis que l’amour n’est pas parfait. Qu’il est partout, et qu’il m’atteindra sans doute au moment où je m’y attendrais le moins.

Alors j’espère.

Parce que ce qui me sauvera toujours,c’est que j’ai la foi. En tout. En la vie. En les autres. Et que c’est peut être ça l’amour. Finalement.

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Inconfortable.

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L’autre fois, je n’ai pas su dire mon âge. Ou du moins, me suis-je trompée d’un an. Et la vérité m’a explosé à la figure. Cela fait tellement longtemps que je vivote, tellement longtemps que je suis confite de peurs et d’angoisses, que je ne vois plus le temps passer.

Il y a eu une distorsion. M’occuper constamment l’esprit, me noyer le cerveau sous des informations et des stimulis me fait oublier. Je promène un miroir déformant sur ma réalité, j’essaie d’endormir ma propre méfiance pour oublier.

Oublier que j’ai tellement peur, que tout est si douloureux, que j’en ressens des douleurs physiques. Oublier que le reflet que j’évite dans le miroir me renvoie toujours l’image d’une personne que je ne reconnais pas. Ais-je vraiment l’âge que je calcule d’après ma date de naissance? Au fond de moi, je suis une gamine apeurée qui attende qu’on lui donne la main. Qu’on la sorte de là.

J’ai cru que c’était lui. Puis j’ai cru que, toute seule, par magie, en me poussant un peu, j’y arriverais. Honnêtement, j’étais persuadée que c’était possible. Possible de m’aimer, de me dépasser, d’être fière de moi, de trouver ma place, de rentrer dans la normalité que j’idéalise tant. Avoir mon métro, boulot, dodo, pouvoir vivre, tout simplement, sans avoir peur qu’une catastrophe me tombe sur le coin de la tête. Vivre sans être perdue dans mes sables mouvants, sans suffoquer.

Juste exister. M’accepter pour ce que je suis. Ne pas devoir peser, analyser, penser à chaque mot avant d’enfin oser prendre la parole. Ne plus craindre le rejet, l’abandon, ne plus me bâtir des scénarios catastrophes, ne plus croire que je suis la coupable de tous les maux possibles et imaginables.

Je veux être libre, légère. Je me vois avec une valise, sur le quai d’une gare quelque part, ou dans un aéroport, prête à affronter une ville inconnue, avec un sourire illuminant mon visage, et avec le sentiment que la vie m’appartient.

Je veux vivre et ne plus vivoter.

Rire jusqu’à en avoir mal à la mâchoire et ne plus pleurer que d’émotion ou de joie.

Ne plus avoir le sentiment de devoir me justifier encore et encore.

Me sentir bien, à ma place, droite dans mes baskets et libre.

Et j’espère, que c’est possible. Parce que c’est le fil qui me raccroche à tout ça. L’espoir.

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Ce que j’ai vu en janvier

Me revoilà avec la deuxième partie du post précédent, qui portera donc sur les séries et le film que j’ai vu en janvier. En ce moment je vois peu de films, me demandez pas pourquoi je n’en ai aucune idée. Je regarde surtout des séries ou des mini séries.

Un besoin de passer plus qu’une heure et demi en compagnie des personnages, je crois.

Je commencerais quand même par le seul et unique film que j’ai vu en janvier, en excellente compagnie en plus, avec mon p’tit rayon de soleil qui m’a fait la joie de me rendre visite. (et qui est repartie sous la neige, telle une héroïne des temps modernes)

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Soyons clairs dès le départ, Le labyrinthe (aka the maze) n’est clairement pas le film du siècle. Loin de là. Par contre, contrairement à ce que semble indiquer son affiche absolument nulle, c’est pas si mauvais.

Mais de quoi ça parle ? De Thomas, un jeune ado (joué par un acteur qui n’est pas un ado soit dit en passant.), qui au début du film se retrouve catapulté (en fait non, il prend l’ascenseur) dans un camp d’ados mâles (la parité? Qu’est-ce que c’est?) qui partagent la même amnésie. Qu’ont été leurs vies avant d’arriver dans cet endroit? Personne ne le sait. Chacun se souvient de son prénom, point à la ligne. En toile de fond de cette étrange affaire, un mur les entoure. Ou plus précisément, ils sont au centre d’un labyrinthe dont les portes s’ouvrent chaque matin pour se refermer le soir. La nuit, il ne vaut mieux pas s’y attarder, il est peuplé de créatures qui ne vous laisseront pas la vie.

Mais pourquoi? Comment? Thomas va évidemment mettre son grain de sel dans l’histoire, sinon c’est pas drôle.

Verdict? J’ai plutôt bien aimé. Le voir avec quelqu’un et dire des bêtises devant a du beaucoup jouer, je pense que seule j’aurais trouvé ça moyen et que j’aurais peut être accéléré certains passages. Ça reste destiné à un public teenage, ce que je ne suis plus (hé oui, je sais, je garde mon air de jeune rebelle), et ça se sent. (bon faut aimer les uchronies, dystopies, et autres choses en ie)

Néanmoins, je verrais la suite avec plaisir. Et j’ai commencé le bouquin.

Passons maintenant aux séries. Je vous ai parlé de Call the midwife auparavant donc je ne vais pas le refaire, j’évoquerais donc les autres.

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Endeavour. Cette série là, je l’ai regardée parce que ma librairie préférée (bisous si tu passes par ici), m’en a parlé. Et j’ai beaucoup aimé. C’est une préquelle à l’Inspecteur morse, adaptée de livres de Colin Dexter. On y suit donc les débuts du jeune Endeavour Morse, qui revient à Oxford, où il a été nommé. Il ne s’entend ni avec ses collègues ni avec sa hiérarchie, à part un de ses supérieurs qui voit en lui un certain potentiel. Il a beau être brillant, on ne peut pas dire qu’il brille par sa diplomatie ou qu’il soit sociable. C’est sans doute pour cela que je l’ai tant apprécié. Il fait des mots croisés, écoute de l’Opéra, et a un charme très britannique, je suis donc faible et conquise d’avance devant un tel personnage, surtout s’il y a des enquêtes à la clé. On ne se refait pas !

MarchlandsMarchlands c’est typiquement le genre de mini-série que j’aime bien. On y suit trois familles, à trois époques différentes, dans la même maison. La première famille subit la perte d’un enfant, la deuxième famille a une petite fille perturbée qui a une amie imaginaire, et dans la troisième famille, une jeune femme enceinte se retrouve immobilisée à la maison.

A chaque époque, des secrets, qui sont finalement tous mêlés, et un fil à tirer pour connaître la vérité. C’est une série efficace, qu’on prend plaisir à regarder, même si ce n’est pas la meilleure série anglaise que j’ai pu voir, j’ai passé un bon moment à tenter de comprendre et à échafauder des théories.

Bletchley_Circle-About-artLast but not least, The bletchey circle m’a fait passer d’excellents moments. C’est là que je me rends compte par contre que j’ai une sérieuse addiction aux enquêtes, vu que nous sommes encore dans ce registre là. Néanmoins, cette fois-ci, les femmes au pouvoir ! Ou du moins au centre de l’action. Anciennes décodeuses pendant la seconde guerre mondiale (en Angleterre), le quatuor de cette série se compose de femmes qui n’ont pas grand chose en commun à part leur passé, et un goût pour la justice.  Séparées par la fin de la guerre, elles sont réunies par l’une d’entre elle qui a cru déceler un schéma dans les meurtres d’un tueur en série.

J’ai beaucoup aimé les suivre, et avoir peur à chaque fois que cela finisse mal tant elles prennent de risque !

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, ces petits résumés me permettent de reprendre petit à petit le chemin des chroniques, il faudrait par contre que je les rédige après visionnage, parce que vous me connaissez, j’ai une mémoire déplorable !

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Ce que j’ai lu en janvier

Comme ça me manque de vous parler de ce que je vois et de ce que je lis, et que je ne tiens pas forcément à faire des articles séparés, j’inaugure deux nouvelles rubriques (la seconde fera l’objet d’une autre article dans la semaine) ce que j’ai lu et ce que j’ai vu.

Aujourd’hui, je vous parle de mes lectures de janvier. Sept livres et beaucoup de Zola !

Commençons par les classiques :

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Plus je lis Zola, plus je l’aime. Les descriptions des Halles, des victuailles, de la marchandise, dans ce roman sont tout simplement sublimes. On croirait s’y promener, respirer l’odeur des fleurs ou des poissons, et la vie de cette ville dans la ville nous devient familière. La galerie de personnages est comme d’habitude très vaste, avec cette distinction entre ceux qui réussissent et ceux qui vivotent, voire sont dans la pauvreté. J’ai détesté Lisa, comme tout lecteur je crois, avec sa tranquillité de femme heureuse et contente, confite dans une méchanceté sournoise et diffuse…

Avec le bonheur des dames je crois que c’est pour l’instant mon roman préféré de l’auteur.

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Extraordinaire également, cette conquête de Plassans ! Assister à cette conquête, à ces personnages manipulés, poussés à la folie ou à leur perte est un supplice et un régal en même temps. On  voit les choses se dérouler, en sachant que la victoire de l’un va mener les autres au tombeau, et l’on craint, l’on admire aussi celui qui est l’auteur de tous ces méfaits, même si au fond, d’autres se chargent des basses besognes. La folie est présente dans tout le roman, et ronge petit à petit comme les éléments érodent les falaises.

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L’abbé Mouret, personnage que l’on a déjà rencontré dans la conquête de Plassans, est un homme habité par la piété, à un point maladif et inquiétant, tenant plus du mysticisme. Fasciné par la vierge, qui semble finalement être un moyen de fuir ses envies par la religion, en plaçant la femme en icone virginale, le « héros » de ce roman a demandé à être envoyé dans un lieu désertique, se voulant ascète. A force justement de s’oublier dans la religion, il tombe malade, et est recueilli dans une sorte de paradis perdu où il découvrira l’amour… Les descriptions lyriques de cet endroit sont magnifiques. Un vrai plaisir à lire, encore.

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Ah la vie politique ! Vous voulez dégoûter quelqu’un de la politique? Faites-lui lire ce livre. Nous plongeons en plein dans les méandres enfumés de ce monde peu sympathique, que Zola décrit avec beaucoup de justesse. Coups bas, retournements de vestes, trahisons… Une foule de personnages aussi peu sympathiques les uns que les autres. Je les ai quasiment tous détestés, tout en aimant peu le personnage principal. Aucun pour racheter les autres.

Mais j’ai beaucoup aimé ce livre tout de même, parce que très juste, et comme d’habitude formidablement écrit.

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On change un peu de Zola quand même, même si j’aurais pu continuer sans me lasser, pour plonger dans l’Angleterre victorienne avec Miss Mackenzie et Trollope. Miss Mackenzie, presque une page blanche tant son existence a été vide jusqu’à ses trente cinq ans, s’occupant de son père, puis de son frère, malades tous les deux. Que faire ensuite, pourvue d’une fortune? Les soupirants sont là, trop heureux de cette proie à priori facile. Mais notre héroïne entend bien vivre désormais, et puisque que l’auteur semble lui porter une certaine affection, se débrouille tout à fait bien. Drôle, et plein de finesse Trollope m’a convaincue ! J’ai aimé sa façon de dépeindre son époque, et certains personnages m’ont beaucoup amusée, notamment l’un des prétendants et son « oeil ». Ceux qui l’ont lu me comprendront.

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Un petit bijou que cette correspondance fictive entre deux amis, l’un allemand, l’autre juif, l’un en Allemagne, l’autre en Amérique, que le nazisme et la guerre finissent par séparer. Je ne peux que vous conseiller de le lire, puisque c’est très court, et que la fin est glaçante. Je m’en souviendrai longtemps.

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Un journaliste primé, trompé par sa femme, plaque tout pour devenir facteur dans le petit village où ses grands-parents lui ont laissé une maison. En apprenant à découvrir les gens chez qui il entre, il se redécouvre lui-même, après une multitude de rencontres et d’aventures comme seuls les auteurs scandinaves savent les écrire. C’est farfelu, très bizarre, et il n’y a pas d’intrigue à proprement parler. Mais je me suis laissée porter par les personnages, et même si ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable, j’ai passé un très bon moment.

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Etre végétarienne, mes raisons, et blablas sur le sujet.

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Aujourd’hui c’est un article un peu spécial que j’écris, et que je compte bien faire lire à qui me posera des questions à l’avenir. Je sais que la plupart des gens que je fréquente sont intelligents, et j’ose croire que finalement tout le monde traitera cet état de fait comme un non événement.

Honnêtement, la décision que j’ai pris récemment, (même si finalement j’ai pas mangé de viande depuis le 1er janvier à midi), couvait, latente, depuis quelques années. J’ai jamais été ultra fan de viande, soyons honnêtes, la viande rouge me dégoûtait, le poulet cru me donnait des sueurs froides, j’ai jamais aimé l’agneau…  Et ma conscience écolo s’éveille au fil des années. Quel est le rapport vous allez me dire?

Des études sérieuses. Greenpeace par exemple, affirme que l’élève bovin est la cause à 80% de la destruction de la forêt amazonienne. Ce n’est qu’un petit exemple parmi une forêt (sans mauvais jeux de mots), et je pourrais également vous parler des impacts sur la santé (pour cela je vous invite à voir l’excellent « La santé dans l’assiette » si cela vous intéresse.)

Donc j’arrête la viande par goût, pour ma santé, par souci d’écologie, et par amour des animaux, bien sûr. Qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas, chacun fait ce qu’il veut, et j’estime que déjà, les gens qui choisissent de manger local, d’acheter de la « bonne » viande, produite par des éleveurs soucieux de leurs animaux, font déjà beaucoup. Je ne jugerais jamais quiconque ne fait pas comme moi. Tout comme je n’imposerais pas mon régime alimentaire. Si je suis invitée, je m’adapterais. Point.

Cela étant dit, je pourrais aussi vous dire que si je deviens végétarienne, c’est que les recettes sont super chouettes. J’adore leur inventivité. J’aime bien les épices, les céréales, le tofu fumé, cuisiner les légumes différemment, les laits végétaux, et plus je mets les pieds dans ce monde qui m’est encore peu connu, plus les découvertes sont belles.

Manger végétarien n’est pas triste, bien au contraire, on ne mange pas que des légumes bouillis… Manger végétarien, c’est plein de gourmandise.

La preuve? Le week-end dernier j’ai fait un repas entièrement végé à une amie, et elle ne s’en ai pas plein le moins du monde. Un petit burger avec des frites de pomme de terre et de patate douce, et en dessert, un faux brownie étonnant et savoureux.

A l’avenir j’aimerais également diminuer énormément le lait de vache et ses dérivés de mon alimentation, autant parce que je ne le digère pas et qu’il me rend malade que pour les mêmes raisons qui me font devenir végétarienne. Cela va être bien plus dur vu que je suis une fanatique de fromage, mais petit à petit…

Au prochain article, je vous parlerais de lectures, de séries et de films.

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Call the midwife

Call The Midwife

Début janvier, je m’étais dit que je posterais à peu près une fois par mois un résumé de mes lectures/ visionnages, et que je m’en contenterais. Je ne suis pas sûre que quelqu’un me lise encore (à part Syl qui est vraiment un amour), mais j’aime garder ouvert un endroit où m’exprimer, une trace, que je puisse lancer des bouteilles à la mer parfois…

Et puis j’ai commencé Call the midwife. J’avais envie d’une série « historique », de quelque chose pour m’aider à supporter la fin de la saison de Downton Abbey. Mais que regarder?

Et puis le hasard…

Mais qu’est-ce que ça raconte au fait, Call the midwife?

Cela commence à Londres, en 1957, dans l’East End. (pas précisément le quartier le plus huppé donc, loin de là) Jenny, jeune sage-femme diplômée arrive pour travailler à Nonnatus house, un couvent, alors qu’elle croyait avoir été embauchée par un hôpital. Dans ce quartier, ce sont les nonnes qui s’occupent, secondées par quelques infirmières, des futures mamans, des jeunes accouchées, avec les moyens dont elles disposent.

C’est la réalité toute nue qui heurte Jenny qui ne s’attendait pas à des conditions de vies aussi précaires, insalubres, à la misère et l’ignorance, mais aussi, pourtant, à des destins de femmes hors du commun.

Chaque épisode de cette série nous fait suivre le quotidien de Jenny, des nonnes, et des autres infirmières. Elles vivent toutes dans le couvent, ce qui donne lieu parfois à des situations cocasses, drôles et émouvantes. Il y a notamment une vieille soeur qui est un peu fêlée mais néanmoins terriblement perspicace et attachante. Que dire de leur homme à tout faire qui rêve de fortune et accumule les plans foireux pour réussir ?

Mais il y a aussi les patientes, différentes à chaque fois, les histoires d’amour et de drames, les morts et les naissances, parce qu’au fond, c’est ce qu’elles côtoient, l’essence même de la vie et de l’amour, et c’est un concentré de tout ça qui nous est offert.

Je n’ai pas passé un épisode sans rire, pleurer de chagrin et de joie, sans réfléchir à ce que la narratrice, une Jenny plus âgée qu’on imagine se souvenir de sa vie, nous narre. Nous réfléchissons avec elle, et nous apprenons, en même temps que cette jeune Jenny quelques leçons de bon sens et de vie.

Non moins intéressant, l’aspect historique et reconstitution est très juste, du cours d’éducation sexuelle en passant par les virées au club jusqu’à certains foyers sans électricité, les émissions de radio, et la mode de l’époque.

Je ne peux que vous la conseiller, en espérant que cela vous plaira 🙂

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Mon trio d’or.

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Aujourd’hui aux Etats-Unis, c’est Thanksgiving. Mon instagram est donc en partie envahi de mercis.

Du coup, ça m’a donné envie, moi aussi, de dire merci. Ça fait longtemps que j’ai envie d’écrire un petit message d’amour à mon golden trio (oui je mets des références à Harry Potter partout dans ma vie.)

Ce blog est un petit journal intime, un endroit où je m’interroge sur la vie, et je ne sais pas ce que serait ma vie sans mes amies. Pas grand chose, sans doute, l’homme étant un animal social, et la personne que je suis étant une éponge à affection.

Il y a peu de personnes qui ont réussi à insister suffisamment pour entrer dans ma vie, et je crois qu’au fond, sans la toute première de ces trois là, rien ne se serait passé. Je me souviendrais toujours d’un de nos premiers grands moments d’amitié. Un visionnage de la communauté de l’anneau, une après-midi, dans le logement de fonction que mes parents et moi occupions à l’époque. La joie de partager des passions communes.

Depuis, entre ma folle aux chats et moi, c’est parfois un peu orageux. Parce que je râle souvent, qu’on ne fonctionne pas pareil, mais bon,au fond, ce n’est pas ça l’important.Quand on se retrouve à parler autour d’une tasse de thé, tout ça n’existe plus.

La deuxième que j’ai rencontrée, on ne se parlait pas trop au début. Elle m’intimidait vachement, celle qui est maintenant « ma libraire préférée ». Je la trouvais super classe, hyper intelligente, et au lycée, je ne me sentais clairement pas à la hauteur. Et puis, le temps passant, j’apprends à l’apprécier un peu plus chaque jour. Il y a des gens comme ça, qui se méritent.Un peu comme un livre, au fond, ce qui lui va bien vu son métier. Chaque nouveau détail, chaque résonance confirme et enrichit l’affection que je lui porte.

Et the last, but not the least, mon rayon de soleil. La personne la plus positive de la terre, la plus gentille (même si faut pas l’enquiquiner non plus),qui voit toujours le bon côté des gens et des choses. Quand je suis en sa compagnie, j’ai envie d’y croire et de me dire que le monde n’est pas si noir.

Elles m’ont appris beaucoup, m’ont fait grandir, m’ont embellie, et m’ont aidée à m’aimer un peu plus aussi. Parce que finalement, si j’ai des amies aussi exceptionnelles, c’est que je ne suis pas si mal que ça, non?

Je nous imagine bien, plus vieilles, habitant le même village, ou occupant la même maison de retraite, assises sur un banc, à commenter les faits et gestes des gens en tricotant. En attendant, on sait qu’on est là dans les moments durs, mais aussi à se réjouir des joies des unes et des autres, et c’est sans doute le plus beau cadeau que la vie a pu me faire.

♥ Merci les filles !

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Dream list

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Vous connaissez sans doute le principe des dream list non? Cette liste de souhaits qu’on fait et qu’on essaie dans la mesure du possible, de réaliser. Je parle de souhaits bien sûr réalisables, ou que l’on peut essayer d’atteindre. Sinon j’aurais mis des choses bien plus farfelues sur la mienne, avoir ma lettre de Poudlard par exemple. (je ne me remettrais jamais de ne pas l’avoir reçue)

Je trouve que nos rêves sont symptomatiques de ce que nous sommes, et de ce vers quoi nous tendons, c’est du coup un exercice assez révélateur et intéressant quand on cherche à changer des choses dans sa vie, à l’améliorer, à la façonner doucement pour qu’elle soit la meilleure possible.

J’ai également une liste de choses à faire avant d’avoir trente ans, mais son gros problème est la limite de temps. Comme j’essaye d’être indulgente envers moi-même, il me faut être plus souple. En plus, sur ma liste de choses à faire, j’en ai déjà barré quelques unes, avec jubilation d’ailleurs. L’une d’entre elles était peut être la chose la plus importante que j’ai fait depuis deux ans,et m’a permis de me rendre compte et d’apprendre beaucoup de choses sur moi-même.

Mais trève de patati et de patata, voilà THE list.

1) Retomber amoureuse.

Celui-là je l’ai mis en premier, mais paradoxalement, j’aimerais bien réaliser tous mes autres vœux avant. Parce que j’estime qu’avant d’aimer quelqu’un d’autre, il faut que je m’aime d’abord. Et puis, si ce n’est le fait que mes amies sont toutes en couple et que je manque d’un partenaire de voyage, je me sens plutôt très bien toute seule. Pour les calinous, j’ai les chats, pour parler, j’ai mes proches, et pour le reste, on se débrouille.

Edit : Et en même temps on ne choisit pas. Donc, c’est fait, bien fait, et je suis amoureuse ♥
2) Atteindre mon poids idéal.

Avec cinq kilos perdus depuis un mois et demie, c’est sur les rails. J’y vais tout doucement, parce que j’ai le temps.

3) Finir mon roman

Avant, c’était finir « un roman ». Maintenant j’ai un projet qui me tient à cœur, donc c’est une formalité.

4) Manger dans un restaurant étoilé

Pour ça, j’attends l’occasion. Mais j’aimerais bien, juste une fois, me faire un très grand restaurant, pour voir. Par curiosité culinaire.

5) Reprendre la couture vêtements

C’est plutôt en bonne voie, j’ai du tissu, j’ai repéré un modèle de tunique, y’a plus qu’à.

6) Faire un soin en institut Edit : Fait. C’était très bien.

Jusqu’à présent, j’étais carrément trop timide pour sauter sur l’occasion quand on m’a demandé si ça me ferait plaisir d’avoir ce genre de choses en cadeau. Maintenant, j’ai envie de me faire chouchouter.

7) Apprendre le crochet et me faire une couverture en granny

J’ai trouvé une prof de choc que j’affectionne particulièrement qui veut bien m’apprendre, il me reste à acheter de la laine, et oser aller l’embêter.

8) Acheter des bas couture

A la fin de mon rééquilibrage alimentaire, avec une jupe noire fendue, des chaussures à talons vernies, un chemisier blanc décolleté, et du rouge à lèvres bien rouge.

9) Voyager dans le monde

Asie, Amérique du Nord, Europe, il y a tant d’endroits où j’aimerais aller…

10) Fonder un club de lecture ou participer à un événement littéraire

J’aime bien l’idée du club de lecture, ou des cafés philo… A creuser.

11) Ne plus avoir peur des autres : Edit: En très bonne voie.

Vaste programme. Ca va mieux qu’avant, beaucoup mieux, mais j’ai encore un long chemin. J’aimerais être plus spontanée, arrêter d’avoir peur de déranger, et pouvoir me rapprocher de gens que j’aime bien, ce que je ne fais pas par timidité.

12) Avoir une hygiène de vie qui me correspond

C’est en bonne voie, mais y’a encore du progrès à faire. J’ai recommencé à marcher, à me lever tôt, à dormir au moins sept, huit heures par nuit, il me reste à consolider ces bases là, et à faire un poil plus de sport. (du vélo !)

13) Faire de la méditation régulièrement Edit : Yoga régulièrement, donc nickel.

J’aime beaucoup la méditation, et il faudrait vraiment que je trouve le créneau dans la journée pour m’accorder ce moment là.

14) Partir un week end ou plus quelque part avec les filles, pour voyager ensemble Edit : Best week-end ever !

Parce que j’ai envie de découvrir un endroit avec mes amies ♥

15) Etre moi-même entièrement et en être fière Edit : Fait. Je rechute parfois, mais globalement je suis contente de moi.

Assumer ce que je suis à l’intérieur comme à l’extérieur. Mes qualités, comme mes défauts, mes bizarreries, (comme mon amour de Disney et ma fascination pour les serials killers, deux choses un peu éloignées), et me foutre royalement du jugement des autres.

16) Etre en paix avec les gens qui m’ont fait du mal

Ne plus être rancunière, pardonner à mon père, garder de mon premier amour une jolie image pour ne plus avoir peur d’aimer, j’ai du pain sur la planche, mais j’y crois.

Edit : Je rechute en ayant parfois un peu de colère, mais globalement, c’est fait.

17) Avoir mon petit chez-moi, un lieu calme et serein, une petite bulle qui m’appartient et qui me ressemble.

A la campagne, un petit truc, avec un bout de jardin, une glycine et de la vigne vierge, un saule pleureur pas très loin, une chambre d’amis pour pouvoir recevoir, des bibliothèques partout, et une grande cuisine pour mitonner des petits plats à partager. Et des chats près de la cheminée.

18) Avoir des chaussures rouges à paillettes comme Dorothy

Futile mais… Je claquerais des talons, et je m’éclipserais 😉

19) Reprendre le dessin et l’aquarelle

Parce que j’aime ça. Que je ne suis pas si mauvaise que ça. Et que la gamine que j’étais se demanderait pourquoi j’ai arrêté.

20) Être quasiment bilingue, ou au moins être meilleure en anglais.

Pour pouvoir dire des mots d’amour dans la langue de Shakespeare. Ou plutôt pour pouvoir peut être un jour aller vivre ailleurs. Ou au moins, beaucoup voyager.

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Se relever

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Parfois quand tout se met à se déliter autour de soi, il faut se recentrer, prendre le temps de respirer, et s’autoriser à être faible. Pleurer un bon coup, hurler, être en colère, quelques instants.

Aujourd’hui, je suis en colère. Je repense à une conversation à sens unique, ou plutôt une logorrhée que j’ai du affronter y’a quelques mois, qui sur le coup m’a tellement atteinte qu’elle m’a précipitée vers un endroit que je connais trop, et que je n’aime guère côtoyer, qu’on pourrait nommer de manière peu poétique : le fond du trou.

Le problème avec ces dix dernières années, c’est que globalement, à chaque fois que je commence à croire que je suis au bout du tunnel, que tout va bien aller, que les choses vont se tasser, que je gagne en force et que cette fois-ci, tout va bien se passer, il y a un truc qui vient me donner un bon coup sur la tête pour me précipiter là-bas, où la lumière n’existe pas.

Et j’ai envie de dire, ça commence à bien faire. Vraiment quoi. Si l’univers m’entend, je dis stop. Juste stop. STOP. Cette fois-ci, il est hors de question que je me laisse abattre durablement, je serais maîtresse de mon destin, même si ça prendra sûrement du temps, mais je ne vais pas me laisser enterrer. Hors de question. J’ai la rage au ventre, et honnêtement, je sais qu’elle est parfois un carburant très efficace. Mieux vaut être en colère que triste. Mieux vaut bouillir, avoir de l’énergie qui sue par tous les pores de notre être plutôt que de se sentir abattu.

Alors, oui, j’ai envie de hurler, de pleurer, de me dire que merde, j’aimerais tellement, tellement que cet espèce de poids familial s’en aille, que j’en ai vraiment, mais vraiment assez d’être un support et que j’aimerais plutôt qu’on me supporte, mais, au final, je sais que j’ai des racines profondes.

Alors oui, peut être, que pour cette personne à laquelle je pense, je suis quelqu’un qui n’agit pas, mais je sais au fond de moi même que sans moi, certaines personnes n’iraient pas bien, que j’ai essuyé bien des larmes, écouté bien des soucis, et qu’au fond, je suis quelqu’un de bien.

C’est tellement facile de ne pas s’en prendre aux bonnes personnes.Tellement facile de ne pas voir plus loin que le bout de son nez. Tellement facile de s’embourber dans un égoïsme de personne qui pense tout savoir.

Ben vous savez quoi? Ces gens là ne savent rien.

Quant à moi, comme toujours, je me relèverais, sans doute encore plus forte. Faudra juste pas s’étonner que je ferme certaines portes.

7

Le temps, rien que le temps.

J’étais en train de relire Mange, prie, aime, (qui est un bon livre, contrairement au film qui est moyen) dans mon bain, en buvant du thé noir, quand un échange entre deux personnages est venu me frapper en pleine figure, comme une espèce de révélation.

Ce qu’il faut savoir avec moi, c’est que si je suis assez forte pour aider les autres, décrypter les sentiments, analyser, décortiquer, je suis absolument nulle avec moi-même. Je sais dire que quelqu’un est amoureux avant que la personne ne le sache elle-même, mais chez moi, les sentiments sont enfouis sous des nappes de brouillard.

Donc, voici l’échange en question :

« S’il te plait, ne te fiche pas de moi – mais tu vois, je crois que si j’ai tant de mal à oublier ce type, c’est parce que je croyais sérieusement que David était mon âme sœur.

-Il l’était,probablement. Ton problème, c’est que tu ne comprends pas la signification de ces mots. Les gens pensent qu’une âme sœur est leur association parfaite et tout le monde lui court après. En fait, l’âme sœur, la vraie, est un miroir, c’est la personne qui te montre tout ce qui t’entrave, qui t’amène à te contempler toi-même afin que tu puisses changer des choses dans ta vie. […] L’âme sœur, elle ne débarque dans ta vie que pour te révéler une autre strate de toi même et ensuite elle se casse. »

Lire ça a un peu apaisé l’espèce de crainte horrible que j’ai de ne plus jamais aimer. Même si je sais parfaitement que c’est faux, puisqu’il y a différents degrés d’amour, et que dieu merci, j’aime encore terriblement mes amis et ma famille, je ne peux pas m’empêcher de penser que j’ai aimé, que je n’aime plus (ouf), et que je n’aimerais plus.

Pire, j’ai peur d’aimer. Je me suis claquemurée derrière d’épaisses protections, dans un espèce de donjon, histoire de bien être sûre de ne plus me perdre, de ne plus souffrir.

Du coup, les derniers hommes que j’ai pu rencontrer, au demeurant charmants, bien que compliqués (mais ça, c’est ma malédiction, il me faudrait quelqu’un de simple et je n’attire que les gens qui ont des nœuds dans la tête),ont eu beau tout faire, je suis restée de marbre. Je sais désirer, je sais être amicale, attentionnée, inquiète,mais je ne sais plus me donner. J’aurais bien aimé pourtant, histoire de me prouver quelque chose, mais non. J’ai été à l’origine de la fin de chaque histoire, sans vraiment de scrupules, ce qui ne me ressemble absolument pas.

Même si je suis amoureuse de l’idée d’aimer, que je suis une romantique dans l’âme, malgré le vernis cynique dont j’aime parfois à me parer (sans faire illusion, je le crains), au fond, je n’ai de l’amour qu’une vision débilitante. Bien sûr, c’est beau, on sent transcendé, mais moi, en amour, je m’oublie. Je m’efface derrière l’autre, et je finis par me perdre. Ais-je envie de devenir une femme qui idolâtre son compagnon, qui ne vit que pour lui, et qui ne sait pas quoi faire quand il n’est pas dans les parages? Non.

Moi, je veux être libre. J’aimerais être capable d’aimer autant l’autre que moi-même.

Peut être que pour aimer, un jour, je dois me réparer. Me réconcilier avec moi-même, durablement.

Je n’en sais rien. Mais au fond, je suis sûre que la vie saura me donner la réponse toute seule.