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L’auto-indulgence.

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A la rentrée, j’ai commencé le yoga. C’est un petit rituel qui prend petit à petit place dans ma vie, ma mère et moi y allons avec les voisines, et on y retrouve des visages familiers, des environs. J’aime bien ce genre de moments, où les sourires échangés entrent dans le cœur comme autant de rayons de soleil.

Notre professeur est une dame douce, calme, tout en rondeur, (ce qui montre que quelque soit notre corps, nous pouvons être souple), qui nous apprend quelque chose qui résonne en moi et que je m’efforce d’appliquer dans la vie en général.

Ne pas se forcer.

Appliqué au yoga, ça veut dire, que pour quelques postures ou torsions, il faut aller jusqu’où on peut, sans contraindre le corps, en l’écoutant, sans se faire mal. Aller à la limite entre ce qui tire un petit peu, parce que ça travaille, et ce qui fait vraiment mal, et qui est donc à proscrire.

Quand on y réfléchit bien, cette attitude est un exemple à répercuter. Il s’agit finalement de trouver l’équilibre entre ce que nous devons faire, et ce que nous nous forçons à faire et que nous pourrions éviter. Et si nous mettions trop de contraintes, finalement, dans nos vies? Comme si nous trainions des chaînes que nous nous sommes volontairement forgées.

En apprenant à être indulgente avec mon corps et à accepter ses limites, j’ai envie aussi d’être indulgente avec mon cœur et mon esprit. D’arrêter de m’imposer des cadres, de rentrer dans des choses qui deviennent des carcans, de me blesser par peur de dire non, par conformisme social, ou tout simplement par habitude.

Soyons indulgents envers nous, nous le méritons.

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Du côté d’Avonlea.

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Si vous êtes de ceux qui me suivent depuis des temps immémoriaux à travers mes anciens blogs, ou qui avez l’extrême patience de m’avoir comme amie, vous savez que je porte un amour incommensurable à une saga en particulier.

Non, pas Harry Potter. Enfin si, mais ce n’est pas le sujet du jour, focalisons nous un peu ! Non je veux parler du cycle d’Anne de Lucy Montgomery.

Il s’agit de livres, qui bien sûr ont été adaptés, notamment en animé, mais aussi en téléfilm (le bonheur au bout du chemin et sa suite, de 1985 et 1987), ou en web-série plus récemment.

Ces livres sont entrés dans ma vie quand j’étais enfant, par le biais d’un catalogue qui était un peu pour moi  la version livresque du catalogue de jouets de Noël  mais plusieurs fois par an, je parle bien sûr du catalogue de France Loisirs. A l’époque mes parents y étaient inscrits, et j’avais régulièrement le droit de choisir un livre, joie suprême, puisque nous étions plutôt bibliothèque que librairie d’ordinaire. J’ai donc jeté mon dévolu sur un livre à la couverture grise, avec une petite fille renfrogné aux tresses rousses. C’était Anne. Notre histoire d’amitié a commencé dès que j’ai ouvert le livre, et je pourrais presque dire que finalement, c’est une de mes plus vieilles amies, maintenant.

Anne est une jeune orpheline qui est envoyée par erreur à Avonlea, endroit charmant de l’île du prince Edward, chez un frère et une soeur, les Cuthbert, assez âgés, qui voulaient à la base avoir l’aide d’un jeune garçon. C’est une gamine à l’esprit vif, maigrichonne, avec des cheveux carottes, un tempérament de feu, et une imagination endiablée. Elle bavarde constamment et a le don pour se mettre dans des situations impossibles. Malgré une tendance à faire beaucoup de bêtises, elle reste chez Marilla et Matthew Cuthbert qui décident de l’élever. C’est le point de départ d’une saga qui suivra Anne de son enfance à ses études jusqu’à son rôle de mère.

Comment ne pas se prendre d’affection, comme finalement beaucoup des gens qu’elle rencontre pour ce personnage aussi drôle, attachant, et rempli d’amour qu’est Anne Shirley. A travers elle, on découvre la nature incroyable de l’île du prince Edward, on vagabonde sur les chemins, on va à l’école (le livre ayant été publié en 1908 autant vous dire que c’est aussi une leçon sur la vie à cette époque là), on s’indigne, on s’éprend de beaux mots et de rêves.

J’ai pleuré, ri, j’ai adoré Matthew, qui est le personnage le plus doux de cette saga, si silencieux mais si présent pour Anne. Il est cette présence réconfortante que l’on voudrait tous dans sa vie. Je suis tombée amoureuse de Gilbert Blythe (pourtant quel prénom désuet), de sa malice et de sa droiture, de son intelligence. J’ai détesté Josie Pye, la peste incarnée, j’ai eu beaucoup d’affection pour Diana, la si chère amie d’Anne, et surtout, surtout, j’ai rêvé d’être Anne. De rester moi même tout en devenant plus sage, plus mature, de continuer à rêver tout en grandissant. Elle m’a appris que les rêves sont importants, que l’imagination a ses dangers mais qu’elle est bien douce, et que l’amitié n’a pas d’égale.

Si vous ne connaissez pas, je ne peux que vous conseiller de lire les livres, ou à défaut de regarder la série (les deux premières parties, la troisième n’est absolument pas fidèle aux livres et n’est pas nécessaire) et vous aussi, de tomber sous le charme.

Je vous laisse, je vais relire !