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American Horror story : Freak show

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Aujourd’hui je vais vous parler de ma dernière « claque » télévisuelle, ou plutôt de pourquoi j’ai tellement aimé cette dernière saison d’American horror story.

Pourtant, ça avait mal commencé, j’avais moyennement accroché la première fois avec le premier épisode, et puis finalement, vendredi, en mangeant avec quelqu’un je l’ai revu, et j’ai eu envie de voir la suite. (comme quoi, on garde toujours un truc positif d’un échec, mais ceci est une autre histoire, que je doute raconter.)

Cette saison se déroule donc en Amérique, dans la ville de Jupiter, durant les années cinquante. On suit le quotidien d’un freak show (un spectacle de curiosités et de monstres), et de la directrice, Elsa Mars, qui semble être la seule personne « normale » de sa troupe. Ce petit monde, régit par des règles strictes, tente de survivre et est bouleversé par l’arrivée de deux soeurs siamoises Betty et Dot.

Bien sûr les intrigues sont multiples, du clown tueur en passant par l’escroc meurtrier, mais je n’ai pas vraiment envie de vous en dévoiler plus là-dessus.

Non ce que j’ai envie de dire, c’est que cette saison m’a fait énormément réfléchir sur les apparences, sur le fait que les monstres sont rarement ceux qui paraissent l’être, et encore une fois l’hypocrisie de la société et de la bienséance est prégnante.

Le personnage qui m’a parut le plus intéressant finalement, parce que le plus torturé peut-être, c’est Elsa Mars, jouée par la géniale Jessica Lange ♥. Elsa joue un rôle. Dans la vie comme sur scène, elle n’est jamais, jamais elle-même. Au départ, on déteste son cynisme, son égoïsme, sa façon de jouer avec les gens pour en avoir ce qu’elle veut, même si on ne peut s’empêcher d’admirer sa façon de faire. Mais ensuite, petit à petit, elle se dévoile. On découvre les failles, la peur, l’amertume, et la solitude d’Elsa.

Et c’est ça qui m’a émue. Elle désire être aimée, et finalement ,c’est ce qui la pousse à vouloir réussir, à vouloir être vue, à se faire manipuler. Elsa veut exister par son public, par l’amour qu’elle va recevoir en devenant célèbre, sans se rendre compte que finalement elle a déjà de l’amour, et qu’elle est en train de le perdre.

La fin de la série est assez incroyable d’ailleurs pour ça, une jolie leçon…

Ce que j’en retiens, c’est qu’il ne sert à rien de vouloir être aimée par le plus grand nombre, de vouloir chercher des bonheurs illusoires très loin, et que souvent, l’amour est autour de nous, dans nos amis, dans nos familles (celles qu’on a, ou celles que l’on se crée), et qu’il faut savoir le reconnaître et l’apprécier.

Bon, bien sûr, la série est sanglante, le quota de morts est assez phénoménal, et il faut avoir le coeur bien accroché. Mais ce n’est pas que du sanguinolent, bien au contraire.

Et en plus il y a beaucoup de chansons de David Bowie. Que demande le peuple, franchement?

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Ce que j’ai vu en janvier

Me revoilà avec la deuxième partie du post précédent, qui portera donc sur les séries et le film que j’ai vu en janvier. En ce moment je vois peu de films, me demandez pas pourquoi je n’en ai aucune idée. Je regarde surtout des séries ou des mini séries.

Un besoin de passer plus qu’une heure et demi en compagnie des personnages, je crois.

Je commencerais quand même par le seul et unique film que j’ai vu en janvier, en excellente compagnie en plus, avec mon p’tit rayon de soleil qui m’a fait la joie de me rendre visite. (et qui est repartie sous la neige, telle une héroïne des temps modernes)

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Soyons clairs dès le départ, Le labyrinthe (aka the maze) n’est clairement pas le film du siècle. Loin de là. Par contre, contrairement à ce que semble indiquer son affiche absolument nulle, c’est pas si mauvais.

Mais de quoi ça parle ? De Thomas, un jeune ado (joué par un acteur qui n’est pas un ado soit dit en passant.), qui au début du film se retrouve catapulté (en fait non, il prend l’ascenseur) dans un camp d’ados mâles (la parité? Qu’est-ce que c’est?) qui partagent la même amnésie. Qu’ont été leurs vies avant d’arriver dans cet endroit? Personne ne le sait. Chacun se souvient de son prénom, point à la ligne. En toile de fond de cette étrange affaire, un mur les entoure. Ou plus précisément, ils sont au centre d’un labyrinthe dont les portes s’ouvrent chaque matin pour se refermer le soir. La nuit, il ne vaut mieux pas s’y attarder, il est peuplé de créatures qui ne vous laisseront pas la vie.

Mais pourquoi? Comment? Thomas va évidemment mettre son grain de sel dans l’histoire, sinon c’est pas drôle.

Verdict? J’ai plutôt bien aimé. Le voir avec quelqu’un et dire des bêtises devant a du beaucoup jouer, je pense que seule j’aurais trouvé ça moyen et que j’aurais peut être accéléré certains passages. Ça reste destiné à un public teenage, ce que je ne suis plus (hé oui, je sais, je garde mon air de jeune rebelle), et ça se sent. (bon faut aimer les uchronies, dystopies, et autres choses en ie)

Néanmoins, je verrais la suite avec plaisir. Et j’ai commencé le bouquin.

Passons maintenant aux séries. Je vous ai parlé de Call the midwife auparavant donc je ne vais pas le refaire, j’évoquerais donc les autres.

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Endeavour. Cette série là, je l’ai regardée parce que ma librairie préférée (bisous si tu passes par ici), m’en a parlé. Et j’ai beaucoup aimé. C’est une préquelle à l’Inspecteur morse, adaptée de livres de Colin Dexter. On y suit donc les débuts du jeune Endeavour Morse, qui revient à Oxford, où il a été nommé. Il ne s’entend ni avec ses collègues ni avec sa hiérarchie, à part un de ses supérieurs qui voit en lui un certain potentiel. Il a beau être brillant, on ne peut pas dire qu’il brille par sa diplomatie ou qu’il soit sociable. C’est sans doute pour cela que je l’ai tant apprécié. Il fait des mots croisés, écoute de l’Opéra, et a un charme très britannique, je suis donc faible et conquise d’avance devant un tel personnage, surtout s’il y a des enquêtes à la clé. On ne se refait pas !

MarchlandsMarchlands c’est typiquement le genre de mini-série que j’aime bien. On y suit trois familles, à trois époques différentes, dans la même maison. La première famille subit la perte d’un enfant, la deuxième famille a une petite fille perturbée qui a une amie imaginaire, et dans la troisième famille, une jeune femme enceinte se retrouve immobilisée à la maison.

A chaque époque, des secrets, qui sont finalement tous mêlés, et un fil à tirer pour connaître la vérité. C’est une série efficace, qu’on prend plaisir à regarder, même si ce n’est pas la meilleure série anglaise que j’ai pu voir, j’ai passé un bon moment à tenter de comprendre et à échafauder des théories.

Bletchley_Circle-About-artLast but not least, The bletchey circle m’a fait passer d’excellents moments. C’est là que je me rends compte par contre que j’ai une sérieuse addiction aux enquêtes, vu que nous sommes encore dans ce registre là. Néanmoins, cette fois-ci, les femmes au pouvoir ! Ou du moins au centre de l’action. Anciennes décodeuses pendant la seconde guerre mondiale (en Angleterre), le quatuor de cette série se compose de femmes qui n’ont pas grand chose en commun à part leur passé, et un goût pour la justice.  Séparées par la fin de la guerre, elles sont réunies par l’une d’entre elle qui a cru déceler un schéma dans les meurtres d’un tueur en série.

J’ai beaucoup aimé les suivre, et avoir peur à chaque fois que cela finisse mal tant elles prennent de risque !

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, ces petits résumés me permettent de reprendre petit à petit le chemin des chroniques, il faudrait par contre que je les rédige après visionnage, parce que vous me connaissez, j’ai une mémoire déplorable !

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Call the midwife

Call The Midwife

Début janvier, je m’étais dit que je posterais à peu près une fois par mois un résumé de mes lectures/ visionnages, et que je m’en contenterais. Je ne suis pas sûre que quelqu’un me lise encore (à part Syl qui est vraiment un amour), mais j’aime garder ouvert un endroit où m’exprimer, une trace, que je puisse lancer des bouteilles à la mer parfois…

Et puis j’ai commencé Call the midwife. J’avais envie d’une série « historique », de quelque chose pour m’aider à supporter la fin de la saison de Downton Abbey. Mais que regarder?

Et puis le hasard…

Mais qu’est-ce que ça raconte au fait, Call the midwife?

Cela commence à Londres, en 1957, dans l’East End. (pas précisément le quartier le plus huppé donc, loin de là) Jenny, jeune sage-femme diplômée arrive pour travailler à Nonnatus house, un couvent, alors qu’elle croyait avoir été embauchée par un hôpital. Dans ce quartier, ce sont les nonnes qui s’occupent, secondées par quelques infirmières, des futures mamans, des jeunes accouchées, avec les moyens dont elles disposent.

C’est la réalité toute nue qui heurte Jenny qui ne s’attendait pas à des conditions de vies aussi précaires, insalubres, à la misère et l’ignorance, mais aussi, pourtant, à des destins de femmes hors du commun.

Chaque épisode de cette série nous fait suivre le quotidien de Jenny, des nonnes, et des autres infirmières. Elles vivent toutes dans le couvent, ce qui donne lieu parfois à des situations cocasses, drôles et émouvantes. Il y a notamment une vieille soeur qui est un peu fêlée mais néanmoins terriblement perspicace et attachante. Que dire de leur homme à tout faire qui rêve de fortune et accumule les plans foireux pour réussir ?

Mais il y a aussi les patientes, différentes à chaque fois, les histoires d’amour et de drames, les morts et les naissances, parce qu’au fond, c’est ce qu’elles côtoient, l’essence même de la vie et de l’amour, et c’est un concentré de tout ça qui nous est offert.

Je n’ai pas passé un épisode sans rire, pleurer de chagrin et de joie, sans réfléchir à ce que la narratrice, une Jenny plus âgée qu’on imagine se souvenir de sa vie, nous narre. Nous réfléchissons avec elle, et nous apprenons, en même temps que cette jeune Jenny quelques leçons de bon sens et de vie.

Non moins intéressant, l’aspect historique et reconstitution est très juste, du cours d’éducation sexuelle en passant par les virées au club jusqu’à certains foyers sans électricité, les émissions de radio, et la mode de l’époque.

Je ne peux que vous la conseiller, en espérant que cela vous plaira 🙂