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Etre végétarienne, mes raisons, et blablas sur le sujet.

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Aujourd’hui c’est un article un peu spécial que j’écris, et que je compte bien faire lire à qui me posera des questions à l’avenir. Je sais que la plupart des gens que je fréquente sont intelligents, et j’ose croire que finalement tout le monde traitera cet état de fait comme un non événement.

Honnêtement, la décision que j’ai pris récemment, (même si finalement j’ai pas mangé de viande depuis le 1er janvier à midi), couvait, latente, depuis quelques années. J’ai jamais été ultra fan de viande, soyons honnêtes, la viande rouge me dégoûtait, le poulet cru me donnait des sueurs froides, j’ai jamais aimé l’agneau…  Et ma conscience écolo s’éveille au fil des années. Quel est le rapport vous allez me dire?

Des études sérieuses. Greenpeace par exemple, affirme que l’élève bovin est la cause à 80% de la destruction de la forêt amazonienne. Ce n’est qu’un petit exemple parmi une forêt (sans mauvais jeux de mots), et je pourrais également vous parler des impacts sur la santé (pour cela je vous invite à voir l’excellent « La santé dans l’assiette » si cela vous intéresse.)

Donc j’arrête la viande par goût, pour ma santé, par souci d’écologie, et par amour des animaux, bien sûr. Qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas, chacun fait ce qu’il veut, et j’estime que déjà, les gens qui choisissent de manger local, d’acheter de la « bonne » viande, produite par des éleveurs soucieux de leurs animaux, font déjà beaucoup. Je ne jugerais jamais quiconque ne fait pas comme moi. Tout comme je n’imposerais pas mon régime alimentaire. Si je suis invitée, je m’adapterais. Point.

Cela étant dit, je pourrais aussi vous dire que si je deviens végétarienne, c’est que les recettes sont super chouettes. J’adore leur inventivité. J’aime bien les épices, les céréales, le tofu fumé, cuisiner les légumes différemment, les laits végétaux, et plus je mets les pieds dans ce monde qui m’est encore peu connu, plus les découvertes sont belles.

Manger végétarien n’est pas triste, bien au contraire, on ne mange pas que des légumes bouillis… Manger végétarien, c’est plein de gourmandise.

La preuve? Le week-end dernier j’ai fait un repas entièrement végé à une amie, et elle ne s’en ai pas plein le moins du monde. Un petit burger avec des frites de pomme de terre et de patate douce, et en dessert, un faux brownie étonnant et savoureux.

A l’avenir j’aimerais également diminuer énormément le lait de vache et ses dérivés de mon alimentation, autant parce que je ne le digère pas et qu’il me rend malade que pour les mêmes raisons qui me font devenir végétarienne. Cela va être bien plus dur vu que je suis une fanatique de fromage, mais petit à petit…

Au prochain article, je vous parlerais de lectures, de séries et de films.

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Call the midwife

Call The Midwife

Début janvier, je m’étais dit que je posterais à peu près une fois par mois un résumé de mes lectures/ visionnages, et que je m’en contenterais. Je ne suis pas sûre que quelqu’un me lise encore (à part Syl qui est vraiment un amour), mais j’aime garder ouvert un endroit où m’exprimer, une trace, que je puisse lancer des bouteilles à la mer parfois…

Et puis j’ai commencé Call the midwife. J’avais envie d’une série « historique », de quelque chose pour m’aider à supporter la fin de la saison de Downton Abbey. Mais que regarder?

Et puis le hasard…

Mais qu’est-ce que ça raconte au fait, Call the midwife?

Cela commence à Londres, en 1957, dans l’East End. (pas précisément le quartier le plus huppé donc, loin de là) Jenny, jeune sage-femme diplômée arrive pour travailler à Nonnatus house, un couvent, alors qu’elle croyait avoir été embauchée par un hôpital. Dans ce quartier, ce sont les nonnes qui s’occupent, secondées par quelques infirmières, des futures mamans, des jeunes accouchées, avec les moyens dont elles disposent.

C’est la réalité toute nue qui heurte Jenny qui ne s’attendait pas à des conditions de vies aussi précaires, insalubres, à la misère et l’ignorance, mais aussi, pourtant, à des destins de femmes hors du commun.

Chaque épisode de cette série nous fait suivre le quotidien de Jenny, des nonnes, et des autres infirmières. Elles vivent toutes dans le couvent, ce qui donne lieu parfois à des situations cocasses, drôles et émouvantes. Il y a notamment une vieille soeur qui est un peu fêlée mais néanmoins terriblement perspicace et attachante. Que dire de leur homme à tout faire qui rêve de fortune et accumule les plans foireux pour réussir ?

Mais il y a aussi les patientes, différentes à chaque fois, les histoires d’amour et de drames, les morts et les naissances, parce qu’au fond, c’est ce qu’elles côtoient, l’essence même de la vie et de l’amour, et c’est un concentré de tout ça qui nous est offert.

Je n’ai pas passé un épisode sans rire, pleurer de chagrin et de joie, sans réfléchir à ce que la narratrice, une Jenny plus âgée qu’on imagine se souvenir de sa vie, nous narre. Nous réfléchissons avec elle, et nous apprenons, en même temps que cette jeune Jenny quelques leçons de bon sens et de vie.

Non moins intéressant, l’aspect historique et reconstitution est très juste, du cours d’éducation sexuelle en passant par les virées au club jusqu’à certains foyers sans électricité, les émissions de radio, et la mode de l’époque.

Je ne peux que vous la conseiller, en espérant que cela vous plaira 🙂